
Incroyable redécouverte pour des Shadoks qui s'offrent une nouvelle jeunesse. Des premiers épisodes dévoilant le nostalgique grain du papier, jusqu'au plus récents aidés par la technologie, la série s'offre une copie exempte de défaut, pimpante, propre et sans aucun défaut de compression. Vraiment du bon boulot. |
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Même constat pour le son qui, du mono évoluant vers le stéréo demeure d'une grande clarté et constamment dynamique. Impeccable. |
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Unique, exhaustive, passionnante mais surtout inespérée, l’interactivité de Shadoks propose tout d’abord une rétrospective complète de la série à travers Mythe ou Légende (52min23) durant lequel des intervenants (dont Claude Pielplu, Jean Pierre Jeunet, Gotlib ou Jacques Rouxel) reviennent sur la culture et le phénomène imposés par les petites bestioles et complétés par des films d’archives. Un long documentaire complété par une série de chroniques Les français écrivent aux Shadoks (26min06) animé par Jean Yanne et Daniel Prevost, le dessin animé ludique Le sang (10min41) de Jacques Rouxel réalisé pour le service de santé des armées, et Dessines-moi un marin (16min24) qui lui fut conçu pour la marine nationale. |
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Ils pompaient, pompaient et pompaient encore Les Shadoks. Si, avec la mort de Claude Piéplu il y a quelques mois, le degré de nostalgie rend vite indispensable un nouveau visionnage ému de la série, elle dépeint de plus belle un acide portrait de l’organisation, l’éducation et la progression sous toutes ses formes. Parce que c’était un peu ça Les Shadoks. Découvrir, monopoliser et créer des planètes, gagner des conflits guerriers de carnaval contre des Gibis, autres bestioles de crépon, mais surtout la volonté de cumuler les détours, ou l’art de se compliquer inutilement la vie par mécanisme.
Ainsi, si esthétiquement les premiers épisodes accusent parfois le poids des années, Les Shadoks conserve justement sa fameuse mécanique de l’humour à la fois burlesque et classieux, épuré et lourd de sens, bateau et inventif, logique et incompréhensible. L’art de l’antinomie dans l’une de ses meilleures représentations.
Par Christian Lethocini |

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