
A la vue de ce master et considérant l’âge du film, on ne peut dire qu’une seule chose : ‘’Whaou !!’’. Le technicolor d’origine retrouve ici un éclat jusqu’alors insoupçonné. Les couleurs font preuves d'une exceptionnelle richesse et la saturation est en tous points parfaite. La copie utilisée et remarquablement propre et on est loin de se douter que le film remonte aux années 60. Avec ce transfert 16/9, Warner nous offre un pressage à la définition impeccable sur tous les plans et la compression est à la limite du parfait, donnant aux images une superbe fluidité. Un must que les fans s’empresseront d’acquérir. |
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Le remixage Dolby Digital 5.1 est de toute beauté, donnant à l’ensemble un très beau relief lors des passages musicaux (et ils sont nombreux !). Les dialogues restent bien axés sur la voie centrale et s’avèrent d’une dynamique tout à fait correcte et d’une belle clarté. En bref, l’ensemble est enivrant... |
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Warner, pour cette édition, nous offre un menu fixe mais musical (c’est déjà pas mal) et en suppléments, non pas les filmographies, mais une fiche technique du film (dommage), une page nous révélant la récompense obtenue par le film, à savoir le Golden Globe de la meilleure actrice pour Rosalind Russell, la bande annonce au format mais en mono et enfin, et de loin le plus intéressant de cette édition, deux scènes musicales coupées lors de la sortie en salle, issue d’une copie 16 mm. A savoir qu’il s’agit là de matériaux que l’on croyait à jamais perdus. Un véritable trésor !!! |
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Rose (Rosalind Russell) ne vit que pour une seule chose : voir sa fille, June, réussir dans le show business. Louise (Natalie Wood) vit dans l’ombre de sa sœur et au départ de cette dernière, se subit les pressions de sa mère pour devenir, à son tour, une star.
Un classique
Mervyn LeRoy, le réalisateur des Quatre filles du docteur March avec Elizabeth Taylor, adapte avec classe, un des grands classiques de Broadway. A l’époque, Rosalind Russell (Picnic) fut loin de faire l’unanimité lors de la remise des Golden Globe où elle obtint celui de la meilleure actrice. Pourtant elle donne à son personnage de mère envahissante, non seulement du caractère mais une vraie vulnérabilité. Certes au niveau vocal, celle-ci se révèle plus comédienne que chanteuse, mais au final, cette voix rauque et pas toujours très mélodieuse correspond à merveille au personnage. En revanche, pour le rôle de Gypsy Rose Lee, Natalie Wood est une évidence, tant celle-ci reste à jamais la femme enfant et parvient à être crédible dans n’importe quelle tranche d’âge. Il est à noter que contrairement à West Side Story où elle était doublée (pour les parties chantées) par Marni Nixon, elle assume ici l’ensemble avec brio. Toutes deux, en compagnie d’un Karl Malden haut en couleurs, font de Gypsy une comédie musicale indémodable et qui n’a pas pris une ride.
La partition musicale de Jule Styne et de Stephen Sondheim défie les années et reste une pure merveille qui devrait ravir la plupart des fans de comédies musicales.
Par Pascal Faber |
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