Format 1.33 - 16/9 non offert - Double couche
Langages : Anglais Mono
Sous-titres : Français
Réalisateur:
Fritz Lang
Acteurs : Louis Hayward,
Jane Wyatt,
Lee Bowman
Durée : 85 minutes
Suppléments : galeries photos de plateau et de tournage, filmographie, lien Internet, entretien accordé par Fritz Lang à William Friedkin, entretien avec Pierre Rissient, entretien avec Patrick Brion
Date de sortie DVD : 23 Mai 2007
Critique Image
Format 1.33 N.&B.; compatible 4/3 : copie chimique restaurée (supérieure à la copie 16mm qui avait servie de base à la télédiffusion, par Patrick Brion au Cinéma de Minuit, le 02 décembre 1979 : télédiffusion qui révéla ce film méconnu à une nouvelle génération de cinéphiles) comme master numérique restauré : pratiquement parfaits. Les contrastes et le noir d’encre sublime de la photographie (signée Edward Cronjager) sont admirablement respectés.
Les captures prises sur ordinateur ne rendent, on ne se lasse pas de le répéter, qu’un témoignage très en dessous de ce que produit le film lu par un lecteur de salon sur une télévision. Aucune rémanence dans les scènes nocturnes, nombreuses : ce point positif est capital et nous le soulignons avec grand plaisir. À bien des égards techniques, Night of the Hunter [La Nuit du chasseur] sera, de toute évidence, un héritier plastique de House by the River tourné cinq ans plus tôt.
Les nuances de gris sont admirablement respectées : leur richesse confine à la production d’un effet de couleurs, notamment concernant les séquences tournées sur la rivière en extérieurs.
Critique Son
v.o.s.t.f. Dolby mono : belle remastérisation Dolby du son original bien retranscrit : sous-titrage soigné et lisible. Aucun regret à avoir concernant la v.f. : le film ne fut pas distribué en France à la suite de sa sortie américaine et ne fut par conséquent pas doublé, comme c’était l’usage lorsqu’un film était exploité chez nous dans un cadre commercial normal, donc non « art et essai ». Un tel film de Lang, en 1950, n’en eût assurément pas relevé. Et en 1979, lors de télédiffusion, il appartenait dorénavant, au contraire, à la catégorie des classiques étrangers qu’il devenait inutile de doubler car réservés à une élite de cinéphiles ne voulant, de toute manière, que la v.o.s.t.f.
Très belle partition signée George Antheil : mi classique, mi fantastique, selon les normes de l’illustration sonore en vigueur à cette époque. Elle épouse parfaitement l’ambivalence film noir – film criminel – film fantastique du scénario lui-même.