Format 1.77 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français DD 5.1
Sous-titres : Français
Une fois encore Metropolitan propose une copie de très bonne qualité au service d'un titre qui n'en méritait pas tant. Le film s'offre donc une image particulièrement nette et dont le léger grain ciné ne parvient jamais à défaillir une compression toute aussi honorable.
Dolby Digital français et anglais avec mixage quasi identique d'une piste à l'autre. Logé essentiellement sur les avants avec un certain panache et s'aventurant sur les surrounds pour servir quelques enveloppements sympa, on retiendra essentiellement du film un relief global assez convaincant.
Outre la filmographie de Heather Graham et quelques bandes-annonces, nous retrouverons une petite featurette de 16 minutes où tout le monde s'évertue à nous convaincre que chacun a accepté le film autrement que pour des raisons alimentaires. Rien d'intéressant donc...
Si le titre Samantha's Child accuse des résonances à vos oreilles d'un certain Rosemary's Baby, vous avez mis dans le mille. C'est exactement sous ce type de fourberie qu'essaie de s'insinuer sournoisement ce téléfilm bon marché noyé dans les cartons de l'éditeur depuis plus de deux ans. Le véritable titre étant en plus Blessed, passons. On pioche donc allègrement dans l'oeuvre de Polanski en priant tous les saints que le spectateur ne s'en souvienne pas, remplaçant l'étrange voisinage par une clinique high-tech spécialisée dans la fécondation de démons en éprouvettes, casant quelques cascades en voitures totalement débiles ou Andy Serkis en prêtre italien, tout en faisant du méchant suppo de Satan façon La Malédiction (tant qu'à faire !) non pas un, mais deux bambins – des jumelles donc – histoire de faire deux fois plus diabolique... En attendant un éventuel Roberta's kids avec des crashs aériens, des fusillades et des triplés pour faire encore plus peur, on profitera de la présente entreprise pour piquer un joli roupillon, et uniquement se réveiller pour le grotesque infanticide final, achevant comme il se doit ce consternant spectacle.
Par Christian Lethocini