Critique Image
Le master n’est pas d’une propreté irréprochable et l’on voit très souvent des tâches et des poussières apparaître sur l’image. Les noirs ne sont pas toujours des plus profonds tandis les surfaces planes et unies, très nombreuses dans le film, ont tendance à fourmiller. La qualité de l’image reste malgré tout acceptable étant donné les choix artistiques du réalisateur mais il ne faut pas s’attendre à une image absolument parfaite.
Critique Son
Deux pistes sonores en français et en allemand sont distribuées sur les enceintes surround et le caisson de basse de façon très sporadique. En réalité, le style du film ne se prête guère à des explosions sonores et, avec l’utilisation très ponctuelle du caisson de basse, les enceintes arrières ne servent pratiquement qu’à distiller un léger son d’ambiance. Pour autant, les différences entre la piste sonore française et celle d’origine en allemand sont subtilement marquantes. En effet, là où le réalisateur allemand enfonce le clou d’un style visuel tout en effacement notamment par l’entremise de plans fixes, en n’utilisant très peu la spatialisation du son, et en proposant un niveau sonore propre à presque effacer les ambiances, le mixage français se veut beaucoup plus classique et moins extrême. Les dialogues et les ambiances sur la VF sont ainsi rehaussées donnant un film plus vivant, tandis que la bande-son en français joue plus sur la latéralité là où son homologue germanique se cantonne à la stricte enceinte centrale, renvoyant à la rigidité frontale des cadres. Pourtant, si la piste française est plus accessible (jusqu’à l’excès puisque la barrière de la langue aux Etats-Unis est complètement abolie avec des américains parlant aussi français que Schultze), elle dénature aussi les choix artistiques du réalisateur, beaucoup plus exigeants certes, mais cohérents avec l’image. A noter aussi de grandes variations de sens entre les sous-titres français et la VF.