L’éditeur nous propose un transfert de toute beauté et rendant amplement justice au merveilleux travail effectué sur la photographie du film. On tombe immédiatement sous le charme. La compression n’est pas en reste et nous livre un superbe niveau de fluidité. Ajoutez à cela un master quasi irréprochable et l’on frôle cette fois le sans faute.
La piste Dolby Digital 5.1 Hindi est sans conteste celle à privilégier pour profiter au mieux du visionnage. Les ambiances y sont habilement distillées et chaque canal fait preuve d’une grande finesse : parfaite clarté des dialogues, relief ambiant des plus prenant et spatialisation de premier choix. La piste stéréo remplit son office mais elle restreint bien trop l’expérience désirée par le réalisateur en terme de finesse.
Deux modules nous sont ici proposés : Les couleurs de Black (21mn37 – vost) et un making of (21mn30 – vost). Le premier nous propose des interviews des principaux protagonistes et du réalisateur, chacun abordant le travail effectué avec beaucoup de respect et une grande fierté... ce qu’on ne peut pas leur reprocher. Le second nous entraine sur le plateau et par le biais de petites interviews, nous plonge au coeur de la thématique du film.
Michelle McNally nait dans une famille anglo-indienne. A dix-huit mois, une maladie la laisse aveugle, sourde et muette. C’est ainsi que cette petite fille grandit prisonnière d’elle-même, murée dans son silence, adoptant un comportement primitif et violent. Jusqu’au jour où, l’année de ses 18 ans, surgit Debraj Sahai, un précepteur un peu particulier.
Inspiré de l’histoire d’Helen Keller, Black, nouveau film de Sanjay Leela Bhansali, réalisateur du merveilleux [Devdas], est un formidable récit mettant l’espoir à son zénith, empli de chaleur, de tendresse et de violence. Tout ici est réuni pour faire de ce film une perle du genre. Bhansali rompt avec les habitudes du cinéma made in Bollywood (plus de chants et de chorégraphies) et axe son histoire sur les sentiments et des personnages à la fois d’une grande fragilité et d’une profondeur insondable. Soutenu par une distribution impeccable et toujours sur le fil du rasoir, il signe un petit bijou empreint d’humanisme et qui touche droit au coeur.
Par Benjamin Bach