Une image granuleuse qui nous donne une impression de fourmillement. Il en résulte un manque d'éclat et de chaleur général même si la définition des premiers plans est tout à fait convenable.
Columbia nous a habitué à bien mieux.
La piste Dolby Digital 5.1 fait preuve d'une très belle présence. Les effets arrières offrent un beau relief et quand ambiance il y a, on est plongé dedans.
Un menu fixe et muet n'offrant pour supplément que la bande annonce du film et celle de One Tough Cop avec le même Stephen Baldwin.
Le détective Barnes (Stephen Baldwin), perturbé par le décès récent de son fils, enquête sur une série de meurtres qui frappe Salt Lake City.
Un sous, sous Seven
John Flynn, qui doit sa carrière de réalisateur essentiellement à la télévision, réalise Absence of the good (également réalisé pour le petit écran) en essayant tant bien que mal de créer une atmosphère froide et tendue à la Seven mais sans jamais arriver au but qu'il se fixe.
Sa réalisation est maladroite. Il abuse des effets de zoom, de caméra épaule, de photo ouvertement ''laide'' et tout est bien trop mamadroit pour parvenir à envoûter le spectateur.
En essayant de faire passer le petit ''message'' que les armes à feu circulent même à l'école, il s'enlise dans une psychologie à deux francs et tue le personnage de Stephen Baldwin avant même que celui-ci ne parvienne à faire exister son personnage.
L'intrigue aurait pu être intéressante si son traitement n'essayait pas en vain de ressembler au chef d'oeuvre de Fincher.
Au final, on se retrouve dans un thriller complètement aseptisé où même Stephen Baldwin semble profondément s'ennuyer.
Par Pascal Faber