Fox nous propose pour ce second opus un transfert bien plus soigné que pour le premier. Les couleurs se montrent pimpantes et vivifiantes, la définition des plus précise et la compression d’une belle fluidité et ce sur tous les plans. Une facture très honnête et de surcroît très classique.
Présenté en DVD double face, chacune propose un master différent : plein cadre et au format.
Un mixage Dolby Digital 5.1 anglais des plus classiques pour une comédie nous livrant des dialogues d’une excellente clarté et se détachant à merveille de la bande originale et des différentes ambiances. Le relief demeure agréable et en parfait accord avec le film.
La piste Dolby Surround québécoise (sans accent trop prononcé) ne fait pas de vagues mais préserve une bonne dynamique d’ensemble.
Autant dire tout de suite que l’on ne trouve pas grand-chose sous la rubrique des suppléments : tout débute sur la face réservé au film au format, par un commentaire audio du réalisateur où ce dernier tente de sauver les apparences autant que possible mais, au final, démontre qu’il n’a pas grand-chose de passionnant à raconter. L’exploration se poursuit sur une featurette intitulée Camp Chaos (10mn18 – vo) qui tente de nous dépeindre la bonne ambiance du plateau et enfin, A comedic trio (5mn29 – vo) donner quant à lui la parole aux jeunes « acteurs » et fait plus office de petit module souvenir.
Sur la face réservée au film plein cadre, vous trouverez un module revenant sur le casting de la nouvelle famille (8mn05 – vo) et quelques bandes annonces.
Tom et Kate décide d’emmener leur famille nombreuse au bord du lac Winnetka pour des vacances en famille avant que celle-ci ne perde les membres les plus âgés au profit de New York. Mais Tom retrouve son « ennemi » d’enfance et la rivalité va battre son plein.
Si le premier opus nous proposait un divertissement familial plaisant (pour peu que l’on soit un amateur du genre), cette suite ne fait globalement que reprendre les même gags et ne donne pas la priorité à l’originalité. Steve Martin fait une nouvelle fois son numéro de papa gateau (gateux ?) débordé par les évènements et même s’il parvient par moment à retrouver un semblant de sincérité comme il savait le faire à l’époque du Père de la marié, il ne se limite qu’à endosser une énième fois un rôle qu’il maîtrise pour l’avoir joué de multiples fois. Les gamins sont de plus en plus insupportables et si quelques situations peuvent prêter à sourire, la recette hollywoodienne ne parvient pas à égaler la déjà moyenne prestation du premier opus.
Par Benjamin Bach