Deux versions du film au format widescreen et plein cadre sont disponibles : une version par face. Avec le soin habituel qu’on connaît, la Fox nous propose un transfert soigné et d’une belle précision. La palette chromatique nous propose des teintes naturelles et des couleurs parfaitement saturées et l’ensemble accuse une facture quasi irréprochable.
La piste Dolby Digital 5.1 anglaise ne fait pas de vague mais nous propose non seulement une très belle clarté ambiante mais également une ouverture frontale en parfaite harmonie avec l’univers du film. La clarté est au rendez-vous et l’ensemble bénéficie d’une dynamique des plus appréciable.
En terme de bonus, on trouvera dans un premier temps deux commentaires audio. Ce sont tout d’abord les deux réalisateurs qui prennent la parole et ils sont remplacés pour le second par le producteur et la scénariste. Malgré toutes les informations qui nous sont distillées au gré de ces deux commentaires et compte tenu de l’aspect « endormissant » du film, il vous faudra beaucoup de courage pour regarder le film deux fois de plus.
On trouvera également un lot de quelques scènes coupées malheureusement sans le moindre intérêt et un making of ne dépassant jamais le stade du promotionnel.
Eliza Naumann, 9 ans, possède la faculté d’épeler n’importe quel mot avec une absence d’effort qui ne cesse d’intriguer son père. Celui-ci va de dévouer corps et âme au don de sa fille, délaissant par la même occasion le reste de sa famille.
Et dire qu’il aura fallu deux réalisateurs pour commettre un film d’une aussi rare prétention, sans âme et surtout sans la moindre émotion. Alors bien sûr les comédiens sont justes et même si Richard Gere semble être tout droit sorti de n’importe quel autre de ses films (à croire que cet acteur n’a qu’une seule couleur de jeu) et que Juliette Binoche parvient à nous faire croire tant bien que mal à son personnage, on s’ennuie profondément dès les premières minutes du film pour ne jamais trouver d’excuse à cette fable mystico-philosophique. Il n’en ressort ni plus ni moins qu’une bouillie religieuse naïve au scénario abscond qui ne mérite même pas que l’on s’y attarde. A fuir !
Par Stéphane Mille