Critique Image
Prodigieux ! Et pourtant au vu de la complexité des images capturées par Michael Mann, le résultat était loin d’être acquis. Car le réalisateur de Heat use de multiples filtres, filme avec plus ou moins de grain selon les séquences rendant la tessiture argentique bien difficile à saisir lors du transfert vidéo. Pas de problème pourtant au final puisque l’image est sans aucun doute l’une des plus belles que le support ait pu nous offrir. Idéalement définie, superbement saturée (les couleurs ont une pêche incroyable), génialement contrastée (les noirs sont d’une rare profondeur, voir les matchs de boxe) et parfaitement compressée (malgré la durée importante du film, on cherche encore les défauts d’une compression déficiente), l’image est un régal permanent pour nos rétines pourtant régulièrement habituées à des spectacles visuels épatants.
En fait, le seul bémol et il peut être de taille pour certains, vient de la présence des fameux sous-titres jaunes chers à Columbia. Rarement, ils n’auront eu un effet aussi néfaste sur le rendu d’une image.
Critique Son
Dès la première scène, le mixage 5.1 démontre toute l’étendue de ses possibilités en délivrant un son d’une pureté, d’une précision et d’une puissance plus que convaincantes. Parfaitement répartie sur les canaux avants (les arrières restant volontairement en retrait non sans parvenir à relayer certaines ambiances ou partition musicale), la bande son est d’une richesse totalement bluffante.
La qualité première de la piste DD 5.1 anglaise est de savoir parfaitement et constamment nous plongr dans l’univers que nous décrit Michael Mann. Les combats de boxe, sans être spectaculairement bruyants, s’avèrent infiniment riches en ambiances, en effets, nous propulsant directement au cœur du ring. Subtile, précise et toujours généreuse, la bande son d’Ali constitue un tour de force mémorable que le DVD a su parfaitement retranscrire.
Pour la VF (il s’agit bien du doublage français), le mix 5.1 a beau rivaliser en termes de dynamique, de précision et de répartition des canaux avec son homologue anglais, on perd en qualité d’écoute par la faute d’un doublage certes performant mais pas optimal (on se sent moins immergé dans l’atmosphère, le mimétisme entre Will Smith et Ali n’étant plus aussi évident).